Le temps de l'image

DURAND Régis, Le temps de l'image, La Différence, Paris, 1995

 

Thumbnail imageEst-il possible d'aller au-delà d'une histoire des inventions, des procédés et des usages de la photographie? L'histoire de la photographie se confond-elle, par exemple, avec celle du Modernisme ? Si la photographie ne relève ni de l'histoire en général (Roland Barthes), ni de l'histoire de l'art (Rosalind Krauss), alors quelle histoire des formes photographiques est-elle possible ? Ou plutôt quelles histoires - car il n'est guère possible de croire à une " essence " de la photographie. Il faut au contraire prendre en compte la fragmentation du champ photographique, ses profondes divisions internes. Telles sont les questions qui sont examinées ici, dans le contexte actuel d'une transformation accélérée de la nature et du contrôle des images.

Un art moyen. Essai sur les usages sociaux de la photographie

BOURDIEU Pierre (dir.), Un art moyen. Essai sur les usages sociaux de la photographie, Editions de Minuit, Paris, 1965.

 

Thumbnail imageRien n'est plus réglé et plus conventionnel que la pratique photographique et les photographies d'amateurs. Les normes qui définissent les occasions et les objets de photographie révèlent la fonction sociale de l'acte et de l'image photographique : éterniser et solenniser les temps forts de la vie collective. Aussi la photographie, rite du culte domestique, par lequel on fabrique des images privées de la vie privée, est-elle une des rares activités qui puisse encore de nos jours enrichir la culture populaire : une esthétique peut s'y exprimer avec ses principes, ses canons et ses lois qui ne sont pas autre chose que l'expression dans le domaine esthétique d'attitudes éthiques.

La photographie et le sensible - Les enjeux du sensible dans la représentation

BERNAS Steven, La photographie et le sensible - Les enjeux du sensible dans la représentation, L'Harmattan, Paris, 2009

 

Thumbnail imageDans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo, travaillent-ils sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image ? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image ? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de point de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. La photographie est une empreinte, une incarnation, une icône. Elle joue le rôle de miroir de la société et révèle une expérience de la subjectivité. Selon Walter Benjamin, la photographie est une expérimentation du sensible.En enfermant l'image dans le discours, notre culture a enfermé le sensible, le perçu et le senti dans un refus de la perception immédiate. Des artistes, des critiques ont délibérément artialisé la violence, tant pornographique que criminelle. Pourquoi l'obscène et la violence ont-ils envahi nos écrans sensibles ? Constatant l'actuelle instrumentalisation du sensible cet ouvrage interroge le déploiement agressif du pornographique.

La chambre claire, note sur la photographie

BARTHES Roland, La chambre claire, note sur la photographie, Seuil, Paris, 1980

 

Thumbnail imageEtude critique et esthétique donnant une analyse nouvelle de la photographie. Habitué à nager à contre courant, l'auteur de Fragments d'un discours amoureux, sémiologue dans les années 1960, devient ici «spectator» de photographies anciennes. Elles le guident vers maintes réflexions sur les thèmes de la mort, de l'impact du temps... au cours desquelles il crée son propre langage (studium, punctum) pour traduire au plus juste la singularité de son regard.

Dans un deuxième temps, Roland Barthes, offre une lecture affective de la photo