Gedanken über die Nachahmung der griechischen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst

       WINCKELMANN Johann Joachim, Gedanken über die Nachahmung der griechischen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst, Reclam, Dresde, 1755

 

 

Publié à Dresde en 1755, Gedanken über die Nachahmung der griechischen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst, Réflexions sur l'imitation des œuvres grecques dans la peinture et la sculpture aura un retentissement international. Cet essai de quarante pages tiré à cinquante exemplaires fut le premier écrit de Johann Joachim Winckelmann. Il constitua un programme qui fit date. Johann Joachim Winckelmann peut être considéré comme le fondateur de l'histoire de l'art et de l'archéologie en tant que disciplines modernes. Il fut le précurseur du néoclassicisme allemand et européen et il reste l'auteur d'une œuvre de référence et d'une correspondance très souvent citées.

Magiciens de la Terre

           MARTIN Jean-Hubert, Magiciens de la Terre, Centre Georges-Pompidou-La Villette, Paris, 1989

 

 

 

« Magiciens de la terre » est une exposition présentée en 1989 simultanément au Centre Georges Pompidou et à la Grande Halle de la Villette.

Pour la première fois en France, son organisateur, le commissaire d'exposition Jean-Hubert Martin, a placé sur la scène internationale de l'art contemporain les arts « non occidentaux » contemporains.

L'exposition, qui présentait 101 artistes, est restée très célèbre car elle a fait connaître les arts actuels non occidentaux d'Asie, d'Extrême Orient, d'Afrique, d'Amérique latine, mais aussi celui des Inuits et les arts actuels du Pacifique. Elle va susciter un important débat sur plusieurs années. Les critiques vont porter principalement sur la diversité et la remise en question des catégories artistiques d'Occident.

L'originalité était de rapprocher des œuvres occidentales connues et des œuvres d'« ailleurs », afin de soulever des questionnements multiples. Néanmoins, des œuvres importantes ont été écartées au cours de la sélection pour des problèmes de compréhension, dus à des caractères spécifiques de ces cultures jugés incompréhensibles dans la culture occidentale sans un dispositif pédagogique approprié.

Pistes de rêve. Voyage en terres aborigènes

       GLOWCZEWSKI Barbara, Pistes de Rêves. Voyage en terres aborigènes, Chêne, Paris, 2005

 

 

Éditions du Chêne Dans cet ouvrage, Barbara Glowczewski nous emmène sur les pistes des rêves des Aborigènes d'Australie. Les Aborigènes d'Australie, qui occupent ce vaste continent depuis 50 000 ans, ont un nom et une histoire pour chaque dune de sable blanc, chaque plaine d'herbe jaune, chaque rocher rouge, chaque trou d'eau : ces sites sont les balises du passage des êtres ancestraux qui ont sillonné et modelé la terre en surface ou en sous sol. Ces empreintes laissées par ces êtres ancestraux et éternels ont donné naissance à des rêves : rêve du Serpent Arc-en-ciel, rêve des Hommes Kangourou, rêve des Peuples Nuages ou rêve d'Ignames, rêve Frères Vent ou rêve Femmes Bâton à fouir. De génération en génération, ces rêves ont été transmis sous forme de mythes, de chants, de danses, de peintures corporelles et de peintures éphémères-sur sable. Chaque aborigène est gardien d'un rêve et se doit de l'entretenir et de le transmettre. Dans les années 1970, violant un tabou très fort dans leurs communautés, et pour affirmer leurs droits sur la terre australienne, certaines communautés aborigènes se sont mises à transposer leurs motifs totémiques sur des toiles. Depuis, le marché de l'art s'est emparé de ces oeuvres époustouflantes, donnant naissance à un mouvement artistique qui a révolutionné l'histoire de l'art. À travers deux communautés aborigènes aux environnements contrastés, les Warlpiri du désert central, et les Yolngu de la terre d'Arnhem (région au nord de l'Australie), l'auteur nous montre et nous décripte les liens qui unissent les paysages, les rêves et leurs représentations picturales par ces populations autochtones.

Souffle-Esprit

     CHENG François, Souffle-Esprit, Seuil, Paris, 1989

 

 

 

La peinture chinoise classique, au-delà de ses multiples courants, témoigne d'une continuité due à ce qu'elle est, aux yeux mêmes des Chinois, l'expression la plus haute de leur spiritualité. Tout au long des siècles, les théoriciens et les peintres eux-mêmes ont consigné par écrit leurs réflexions et leurs expériences. Cet ensemble de textes constitue un corpus organique, dans la mesure où il se réfère à une même conception cosmologique de base, où prime la notion de shen-ch'i (" Souffle-Esprit "), ainsi qu'à une même pratique de l'art du pinceau. Ce qui est tenté ici, c'est, pour la première fois en Occident, une présentation organisée selon des rubriques claires - art pictural en général, arbres et rochers, fleurs et oiseaux, paysages et hommes - de la meilleure part de ce corpus, traduite et annotée.