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édito

Les pensées confettis

Nous vivons singulièrement deux périls opposés de façon simultanée : l’uniformisation et la parcellisation. L’uniformisation est constituée par la marchandisation de la planète, sa normalisation et sa standardisation : les mêmes produits de masse partout, les mêmes modes vestimentaires ou de pensée. La parcellisation est son pendant : chacune et chacun dans son coin ou replié sur sa communauté réelle et virtuelle.

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Photo du défilé des footballeurs de la Seleçao Brasileira (équipe du Brésil) à Rio de Janeiro

Index de l'article

QUOI

Description

Le feu de signalisation au centre, à gauche de l’image, aide le regard à composer la scène. L’autobus qui ramène les footballeurs dans les rues de Rio est convoyé par la police. A gauche de la prise de vue, la foule s’entasse pour voir passer le cortège.

Devant l’autobus une masse de supporters, tenant des affiches et des drapeaux brésiliens verts et jaunes, souhaitent la bienvenue aux « vice-champions » du Mondial de football de 1998. Même s’ils n’ont pas rapporté la Coupe, la foule est venue nombreuse les saluer.

Le pays du foot

torcida_onAprès la victoire contre les Hollandais en demi-finale, les Brésiliens - y compris footballeurs et supporters - se voyaient «pentachampions». On ne parlait que d’une cinquième victoire depuis le début du championnat. L’équipe du Brésil était favorite, malgré de très mauvaises performances et son manque d’esprit collectif.

Le mythe entourant la patrie du chuteiras (chaussure à crampons des footballeurs) parlait plus fort que les faits. On annonçait par anticipation, avec logique, le résultat de la confrontation.

Finale rêvée pour le pays d’accueil, personne ne croyait pourtant à la victoire de la France. Commentateurs sportifs, artistes, hommes politiques, bref, des Français de toutes les souches étaient contraints d’admettre la supériorité ontologique du Brésil.

La seleção brasileira a mis les pieds sur le terrain du Stade de France pour accomplir une promesse. Elle en est sortie défaite.

L’image du « pays du foot » a été certainement brisée au niveau international, mais pas dans le cœur de millions de Brésiliens. Un peu déçus, ils cherchaient des excuses (la France a certainement acheté la Coupe !, entendait-on dire) et parlaient déjà du prochain Mondial. Le rêve de la 5ème victoire, certes retardée, serait certainement réalisé en 2002. Les supporters de l’équipe canari n’en doutaient jamais.