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édito

Les pensées confettis

Nous vivons singulièrement deux périls opposés de façon simultanée : l’uniformisation et la parcellisation. L’uniformisation est constituée par la marchandisation de la planète, sa normalisation et sa standardisation : les mêmes produits de masse partout, les mêmes modes vestimentaires ou de pensée. La parcellisation est son pendant : chacune et chacun dans son coin ou replié sur sa communauté réelle et virtuelle.

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Deux artistes aborigènes Warlpiri

Index de l'article

COMMENT

L'image dans son contexte

Jimmy Robertson Jampijinpa
Une tradition millénaire et inalienable

L’artiste est un Warlpiri du Désert central australien. Il est venu en 1983 en France pour réaliser avec onze autres anciens (elders) de Lajamanu une fresque rituelle sur sable (10 mètres de long) au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. C’est à partir de 1985 que, suivant l’exemple des Aborigènes de Papunya, les Warlpiri de Lajamanu se sont mis à peindre pour la vente avec des acryliques sur toile des motifs précédemment peints seulement sur le sol, le corps et des objets rituels.

Hérités d’une tradition millénaire, ces motifs symbolisent selon des codes très précis la relation des hommes à des lieux, des ancêtres totémiques, des plantes, des animaux et des phénomènes comme la pluie ou le feu, que les Aborigènes du désert appellent Jukurrpa, Dreaming, soit des principes qui animent pour l’éternité la mémoire de la terre et la reproduction de tout ce qui y vit.

L’artiste précise "seule notre famille peut dire oui pour danser, chanter et peindre sur le corps ou le sable ce motif de Dreaming particulier", cette contextualisation sacrée doit être gardée à l’esprit quand aujourd’hui nous diffusons ces images dans le monde. La savoir autochtone a toujours été inaliénable et devrait le rester.

Liddy Nakamarra Nelson
Art traditionnel et nouveaux médias

L’artiste, grand-mère d’une nombreuse descendance, a été initiée dès sa jeunesse en tant que gardienne spirituelle de sites sacrés et de mythes liés à des peintures rituelles traditionnellement exécutées sur le corps et les objets sacrés. Avec ses consoeurs, elle a commencé à utiliser des acryliques sur toile en 1985 et leur première série de peintures a été exposée à la National Gallery de Melbourne (Paint up Big).

Les hommes se mirent à peindre aussi et les œuvres de Lajamanu se sont répandues dans les musées et les collections privées du monde. Le Warnayaka Art Centre est géré par l’artiste Jimmy Jampijinpa Robertson comme une coopérative qui vend à des particuliers et à des galeries (www.cooeeart.com.au).

En tant qu’ethnologue, travaillant à Lajamanu depuis 1979, j’ai publié de nombreuses analyses contextualisant cet art (Les Rêveurs du désert, Actes Sud) et réalisé avec 50 artistes de Lajamanu le CD-Rom ‘Pistes de Rêves. Art et savoir des Yapa du désert central australien’ (Editions UNESCO : http://upo.unesco.org).